Coffret Pornochic - Welcome to Paradise City

Publié le par GeeKonTunes

VOLUME PORNOCHIC

 

Vendredi 29 avril, you've got mail. Le coffret collector Pornochic est arrivé. Je vous le dépose à l'accueil. Objet de toute les convoitises, lueur dans la production cinématographique X, ce coffret est composé de 6 DVD (savoureusement nommé Gold, Silver, Platinium, Diamond, Ruby et Sapphire) pour une durée totale de plus de 12h. Une sorte de melting-pot de tout le travail de Hervé Bodilis depuis la génèse du projet. En tout, je fais face à 47 scènes avec 50 girls. Ce coffret est comme la clé de voute de tout mon travail sur le cinéma X. Je vais enfin comprendre le processus de création d'un cinéaste comme Hervé Bodilis. 

 

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C'est parti. Je m'installe confortablement, une Red Bull à la main, un carnet pour les notes. Le premier DVD se lance. Je fouille un petit peu dans les menus. Chaque DVD est composé d'extras qui sont malheureusement les mêmes sur chaque galette. Deux courts-métrages sur la sexualité faisant la promotion de la protection pendant les rapports. Ce combat a toujours été le fer de lance de la société. Deux stripteases qui viennent s'ajouter aux 8 bandes-annonces. Une partie Rom est disponible pour celles et ceux qui ont un lecteur DVD ou Blu-Ray connecté à internet leur permettant d'accéder à la partie VOD. Avant de lancer le film, petit détour par l'onglet scènes qui vous permet d'accéder directement à la scène de votre choix. Un petit plus non négligeable. 

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La version Gold démarre. Je découvre le nouveau logo Dorcel qui en jette, il faut le dire. Le X incrusté dans la cire rose prend la place du petit oiseau qui a bercé toute mon adolescence. Place à la nouvelle génération mon ami. Tarra White descend des escaliers sur la musique Bad Girl de Lee Moses. Mince, j'ai laissé la musique allumée... Je l'éteins même si l'effet est vraiment génial. 

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Dès le générique, nous saisissons toute l'essence du travail d'Hervé Bodilis. Ce dernier est composé de morceaux d'actrices. Une qui se maquille, une qui galbe une jambe de son bas, une autre qui vous regarde droit dans les yeux. Il est là le coeur du travail de Hervé Bodilis, juste face à moi. Cela va peut-être choquer certains, mais je ne me dégonfle pas et j'ose dire les choses que je pense. D'une certaine manière, Hervé Bodilis est un peu le François Truffaut du X. Ils vouent tous les deux un culte à la femme, à ses charmes, à leurs corps. Ils la décomposent en images unique pour mieux la reconstruire dans son plan. 

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Après ce générique haut en couleur et en image, le premier DVD est composé de 7 scènes pour une durée totale de 2h05. Chaque actrice est présentée par un petit bandeau. Cette version Gold pose les bases de ce que sera la matière même de la touch Bodilis. Nous n'évoluons pas encore dans cette ambiance calfeutrée et douce. L'ensemble est encore très sobre. Il est en apprentissage. Sa façon de filmer les femmes n'est pas la même que dans le dernier DVD. Le coffret suit une logique chronologique quant à l'évolution du réalisateur dans son travail de metteur en scène. Nous avons l'impression qu'il est à la découverte du corps féminin. Certes, il filme certains actes en gros plans, mais la majeure partie du temps, il cadre sa caméra de manière a voir son actrice dans le plan en entier. La captation du corps et la perception du désir ne peut se faire que si l'on envisage avant tout le corps dans son ensemble, dans un tout. Cette version Gold est comme une citation cinéphile. Certains cadrages, certaines séquences rappellent les plus grands films de la maison Dorcel à l'image de celle avec Passion et Crystal. 

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Pendant que l'une est en plein ébat avec son partenaire, la seconde l'observe à travers la vitre et se caresse. Ce plan, cette excitation, rappelle le travail que l'on peut voir dans le film Journal d'une infirmière avec Laure Sinclair. Hervé Bodilis revient aux principes même du genre. Comprendre la femme et ses désirs c'est avant tout la laisser s'exprimer par elle-même. 

 

Vous l'aurez compris, ce premier DVD pose les principes de ce que sera le travail de Hervé Bodilis par la suite. 

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C'est parti, j'enchaîne avec la deuxième galette, Pornochic Silver. Même générique, même bonus. Cette fois-ci nous avons le droit à 8 scènes pour une durée totale de 2h07. Ce deuxième DVD sera l'occasion de mettre à plat, non pas la découverte du corps féminin, mais l'intrusion de la mise en scène. En effet, dans ses films, Hervé Bodilis ne se contente pas de prendre sa caméra à l'épaule et de filmer uniquement en plan-séquence. Non, il élabore une mise en scène, une sorte de découpage corporel technique. 

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Avec cette première séquence, Hervé Bodilis nous offre une vraie leçon de mise en scène de la naissance du désir. Cette émotion doit tout d'abord partir du regard. Le désir est cérébral avant d'être physique. Les deux esprits doivent avant tout communiquer pour mieux se comprendre d'où l'utilité du champ contre-champ. C'est à partir du cadrage sur l'actrice que le réalisateur va effectuer un zoom arrière qui nous permet désormais d'envisager les deux corps dans un seul et même ensemble. Le désir physique est désormais opérationnel. Hervé Bodilis est un des seuls cinéastes français en activité à inclure une véritable mise en scène, du cinéma, dans ses films. Il est le plus cinéaste des réalisateurs de films X. 

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Cette version Silver permet de continuer également notre approche de la femme qui est beaucoup plus sensuelle à l'image des deux scènes avec Priscilla Sol. Bodilis n'hésite pas à poser la femme comme un objet de désir, de toutes les convoitises. Pour exprimer au mieux ce péhnomène, il n'est pas étonnant qu'il ait choisi Priscilla Sol véritable tentatrice du cadre. La femme est le moteur de ses films. Elle est le récit dont dépend toute la narration. Filmer la jouissance est comme le point d'orgue de chaque scène.

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Nous l'avons souligné lors de nos nombreuses analyses (Ponochic 20, Pornochic 19, Jade Secrétaire de luxe etc...), Hervé Bodilis filme le coït absolument de la même manière : soit par l'usage du ralenti ou bien par l'usage du gros plan sur son actrice ou même les deux dans certains cas. Nous avons les prémisses de cela lors d'une séquence, puisqu'il va s'attarder de manière symptomatique sur le visage de son actrice au moment le plus extrême de la séquence. 

 

Ce second DVD se focalise plus sur l'aspect mise en scène du corps et du désir. 

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Petite pause. Plus de 4h15 de Pornochic ne laisse pas indemne. L'appel du coffret se fait de plus en plus pressant. J'enchaîne avec la version Platinium. Le DVD comporte 7 scènes pour un total de 2h08.

Plus nous enchaînons les séquences et plus la Bodilis Touch se dessine. Il est de plus en plus à l'aise avec le corps, il commence à mieux le décoder et à mieux le saisir en matière cinématographique. S'il y avait une séquence à retenir se serait celle avec Jennifer Stone. 

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La mise en scène de cette séquence reprend les principes dont nous avons parlé lors de l'analyse du générique. Elle intervient comme la suite logique de ce que nous avons énoncé lors de la séquence issue de l'édition Silver. Jennifer Stone arrive dans la pièce en tant que corps intégralement ancré dans le champ. Par petits ensembles, Hervé Bodilis va littéralement réenvisager chaque partie de son corps. Ses lèvres feront l'objet d'un gros plan, son visage, ses jambes puis son corps en entier. Entre ses mains, la femme devient pure matière créatrice. Il la prend, la détruit et la remodèle à son image. Dans son découpage, il n'y aura une forme de domination de sa part sur le corps féminin. Chaque plan est un hommage. Il aime les femmes et cela se ressent dans ses cadrages. Au fil de ses films, la mise en scène prend de plus en plus de place. Il prend le temps de poser les bases du désir plutôt que de nous le servir tout frais en un seul et même plan. Non seulement son amour pour les femmes est inconditionnel, mais il parvient à mieux les comprendre et arrive comme à anticiper leurs moindre gestes, mouvements. 

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Le style Pornochic commence par se dessiner petit à petit. La luxure contrôle les corps et les esprits à l'image de cette séquence avec Priscilla Sol. 

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La Bodilis Touch se dessine petit à petit et nous retrouvons les deux cadrages utilisés pour l'expression de la jouissance. La première avec l'usage du gros plan et la seconde avec l'utilisation du ralenti. 

 

Ce troisième DVD suit une logique d'apprentissage et non chronologique. La femme est beaucoup mieux appréhendée et comprise.  

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La version Diamond comporte 8 scènes pour une durée totale de 2h12. Ce quatrième DVD est l'occasion de voir pour la première fois les bases du travail de Hervé Bodilis.

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Nous faisons face à des séquences où le décor devient matière de fantaisie. Nous avons de plus en plus la sensation d'évoluer dans un univers coupé du temps, perception que nous n'avions pas au tout début. La femme est réellement magnifiée, mis sur un pied d'estale. Il n'y a qu'elle qui compte. Le cadrage, le temps, la narration gravitent autour de cet astre de désir. 

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Les gros plans visage se font de plus en plus nombreux, les rapports entre les corps sont de plus en plus intenses et en même temps plus durs. Bodilis est un cinéaste qui n'hésite pas pousser le corps le plus loin possible. Une des scènes qui m'a le plus marqué dans la série des Pornochic est la séquence avec Katsuni dans Pornochic 12.

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Katsuni est entourée de trois partenaires en robe de mariée. La seule mariée que j'ai pu voir, avant elle, était Laure Sinclair dans Illusions. Nous retrouvons ici ce principe de la citation cinéphilique. A la manière d'un créateur qui clôture son défilé par la robe de mariée, Hervé Bodilis envisage chacune de ses séquences comme une pièce maîtresse de ses films. Chacune d'entre elle est une véritable étoffe qui, une fois assemblée, devient une pièce de maître. Il parvient à emmener le corps dans un espace proche du désir pur que de la contrefaçon ou de la fabrication. Hervé Bodilis envisage sa mise en scène comme une ode au corps, au désir, et ne l'emmene pas sur la pente du cliché ou de la certitude.

 

Cette version Diamond fait naître également le côté "dark" du corps, une sorte de ça qui ressurgirait. Il s'agit d'une forme de perversité alliée à une forme d'excitation. Nous ne virons pas dans le SM, du moins d'un point de vue corporel, car d'un point de vue mental nous y sommes tout à fait. Nous verrons dans la prochaine édition, Ruby, que Hervé Bodilis sait inverser les rôles et mettre l'homme sur la sellette de l'analyse. 

 

Cette version Diamond permet de voir pour la première fois la véritable force du style Bodilis. L'essence même du style Pornochic commence ici et évoluera avec les deux prochaines éditions. 

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Cinquième DVD et j'en suis déjà à plus de 8h de porn en une seule journée. Je sens que la nuit va être dure. Cette édition comporte 9 scènes et dure pas loin de 2h00. Ce cinquième DVD est sans doute le plus pervers de tous, celui qui met le corps à rude épreuve. Il n'est donc pas étonnant de voir des séquences avec Regina Ice. Actrice que l'on ne voit malheureusement plus et qui a eu les honneurs d'avoir deux Pornochic consécutifs à elle, ce qui n'est jamais plus arrivé. Regina Ice est la plus masculine des actrices ayant tourné sous la direction d'Hervé Bodilis. 

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A chacune de ses apparitions, elle nous apparaît comme incontrolable, comme une matière qu'il est impossible de saisir. Je pense, et cela n'engage que moi, que Regina Ice est une des actrices que Hervé Bodilis a eu le plus de mal à filmer. Elle donne l'impression de n'exister que pour le désir. Elle est à la recherche perpétuelle de ce dernier. Elle est la seule actrice à dominer totalement l'autre corps par l'esprit et le physique. 

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Cette séquence créer une forme de dualité intéressante. Pour une fois, c'est le corps masculin qui est au centre du désir. Le corps féminin le contemple, l'observe, le séduit. Elle intervient comme une forme délivrance. Quand j'abordais le fait que Bodilis poussait le corps dans ses moindres retranchements, nous en avons une parfaite illustration ici. Il n'y a plus de corps, de code, mais uniquement un pur désir. Désir de fusion, de créativité, de soumission et d'excitation. 

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La version Ruby est largement composée de séquences tournées en extérieur. La lumière devient un acteur supplémentaire du film puisque le réalisateur la laisse rentrer dans le plan et caresser le corps féminin. Elle met en évidence les formes et son corps. Tel un peintre, la lumière devient une matière qui va venir se poser délicatement dans le cadre. 

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Avec cette version Ruby le corps féminin n'aura jamais été aussi mis en avant. Dirigée par Regina Ice, il n'aura jamais autant suscité le désir et le corps masculin. Elle attire, séduit, détruit, aime, jouit. 

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Dernier DVD avec la version Sapphire qui comporte 8 scènes pour une durée de 2h20 (la plus longue). Nous retrouvons les actrices qui ont su hisser la collection de Pornochic là où elle en est actuellement. Nous allons retrouver une séquence avec Melissa Lauren, Tarra White, Angelika Black, Jade Laroche, Anna Polina, Régina Ice etc...

Inutile de revenir sur des principes longuement énoncer à travers cette longue analyse. Je ne vais pas me concentrer sur les séquences de Jade Laroche ou Anna Polina puisque j'ai déjà eu l'occasion de le faire lors de précèdents billets (Jade Laroche - Pornochic 19, Anna Polina - Pornochic 20). Ce qui va m'intéresser c'est de voir que après 39 scènes, Hervé Bodilis n'a jamais tourné une séquence de la même manière excepté peut être une fois. 

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Je vais tenter de mettre en parallèle deux séquences. La première avec Angelica Black et la seconde avec Melissa Lauren. Dans les deux cas, le corps féminin est le centre de l'image. il est celui qui est l'objet des convoitises, le centre du cadre. Le corps masculin est irrémédiablement attiré vers l'autre. Le désir naissant est visible chez les deux êtres. 

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Nous retrouvons certaines récurrences au niveau des cadrages. Le visage est mis en valeur de la même façon. La caméra le filme en légère contre-plongée ce qui le met en posture de domination. Melissa Lauren est une actrice qui aime la mise en scène et qui aime en jouer. Idem pour ce qui est de Angelica Black. Elles aiment être intégrer au sein d'un processus et ainsi mettre à plat leur domination. Nous ne sommes pas dans un contrôle cérébral de l'autre, mais bien dans quelque chose de plus corporel, de physique. Un peu à la manière d'une Priscilla Sol, ce sont des actrices qui vont jusqu'à l'épuisement du corps. Le désir ne pourra surgir que s'il est à bout de force. 

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Cette récurrence des cadrages n'a pas nécessairement d'explication, mais prouve que le réalisateur tente de capter l'essence du corps féminin d'une certaine manière. Elles sont au même niveau et par conséquent, le réalisateur, peut être de manière inconsciente, utilise les mêmes cadrages, la même mise en scène. Chez les deux actrices, le désir naît au sein même de la séquence. Il filme chez elles l'expression corporel du désir. 

 

Au final, le coffret Pornochic Collector est réellement un bel objet. Il permet de mieux saisir l'oeuvre du cinéaste. Avec en tout 6 DVD, plus de 12 heures de film et 47 scènes, ce coffret mérite complètement sa place dans votre DVDthèque. Il est vendu au prix de 34,95€. 

 

Sortie prévue le 2 mai 2011

 

Vous pouvez d'ores et déjà le commander sur le DorcelShop

 

Le film Ruby est disponible sur la plateforme VOD, Dorcelvision pour 9,99€ pour une location de 3h et pour 24,99€ pour un téléchargement définitif : 

 

Télécharger

 

On aime :

- L'objet en lui-même

- La durée du contenu

- L'esprit Hervé Bodilis enfin dans un seul et même coffret

- Être aussi bien entouré

 

On aime moins

- la faible diversité des bonus 

 

 

Note : XXXXX

 

 

GOT

 

 

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Publié dans Cinema

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