Critique - J'ai rencontré le diable - Un film de Kim Jee-woon

Publié le par GeeKonTunes

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Le cinéma sud-coréen a le vent en poupe. Certes, il peut compter sur des cinéastes comme IM-Kwon Taek grand peintre de son époque et immense cinéaste des années 70-80. La nouvelle génération, une sorte de nouvelle vague, commence à pointer le bout de son nez depuis quelques temps avec des acharnés de la pellicule comme Hong-jin Na (The Chaser, The Murderer), Park-Chan Wook (Sympathy for Mr Vengeance, Old Boy, Sympathy for Lady Vengeance), mais également Kim Jee-woon. Réalisateur, scénariste, producteur, nous avons eu l'occasion de le découvrir en France avec son film A bittersweet life puis avec son western totalement déjanté, Le bon, la brute et le cinglé et tout dernièrement J'ai rencontré le diable

 

Le film raconte l'histoire d'un agent secret (Lee Byung-Hun) qui va partir à la recherche d'un serial killer (Choi Min-sik) qui a lâchement assassiné sa femme. 

 

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A la base, je suis vraiment friand de ce genre de cinéma. A bittersweet life m'avait beaucoup marqué à l'époque et il est vrai que le film dit de "vengeance" était beaucoup plus traité chez Park-Chan Wook. La comparaison entre les deux cinéastes est inévitable quand nous regardons ce film. Alors que ce dernier se situe plus dans le créneau d'une violence avant tout cérébrale et psychologique, J'ai rencontré le diable oeuvre largement plus dans la violence purement physique. Les os craquent, la peau est déchiquetée, massacrée, lacérée. Kim Jee-woon montre les choses sans complexe. Il dresse le portrait d'un psychopathe tout simplement. Chacun de ses films ont un point commun : son acteur principal. Lee Byung-Hun est totalement crédible dans son rôle de mari que rien ne peut arrêter. Il sème les morts et les blessures sur son passage. Il y a comme une passation de pouvoir entre les deux personnages. Le diable n'est pas forcément celui que l'on croyait être. 

 

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Certes, le film est violent et n'est pas mettre entre toutes les mains, mais ce n'est pas de la violence gratuite. Elle est justifiée de part le caractère psychologique du personnage (excellent Choi Min-Sik d'ailleurs que nous avions eu l'occasion de voir dans Old Boy et Sympathy for Lady Vengeance), mais elle est également le moteur du récit et de la soif de vengeance du héros. Pour citer la bible, nous sommes largement plus dans une optique de Oeil pour Oeil, dent pour dent. 

 

Malgré de bonnes impressions, le réalisateur ne peut s'empêcher de livrer quelques ficelles de mise en scène comme pour les moments de chasse entre le tueur et ses victimes. Certes, il parvient à nous surprendre, mais disons que nous avons eu le temps au préalable de savoir que nous allons être surpris. Néanmoins, ce décalage ne nous empêche pas de frémir dans notre siège. 

 

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Oeuvrant sur le même crénau que son confrère Park Chan-Wook, mais d'une manière différente, J'ai rencontré le diable parvient, et ce dès le départ, à nous  scotcher et à nous faire tenir durant les 2h20. C'est dur, violent, mais en même temps doux et amer. 

 

Note : 1303059494 misc 571303059494 misc 571303059494 misc 571303059494 misc 57

 

GOT

 


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