Critique - The Tree Of Life - Un film de Terence Malick

Publié le par GeeKonTunes

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Je ne suis pas un grand connaisseur du cinéma de Terrence Maclick. Je n'ai vu que La Ligne Rouge, mais j'en connais suffisament pour savoir à quoi m'attendre. Je n'ai pas pu échapper à la folie Twitter made in Cannes. J'ai su que le film avait été soit décrié soit porté au génie par certains critiques. Tout ce joyeux petit fourre-tout m'a bien entendu poussé vers la porte d'entrée du cinéma. 

 

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Le film raconte l'histoire de Jack, une jeune garçon qui grandit dans un univers familial complexe. Il est entouré de ses deux frères, d'un père autoritaire qui ne pense qu'à l'argent et à la réussite et d'une mère qui aiment ses enfants par dessus tout, mais qui a bien du mal à tenir tête à son mari. 

 

Il faudrait une étude entière pour parler de ce film tellement il est riche d'informations. Le résumer en une simple critique est un exploit. La majeure partie de la sphère critique s'accordait à dire qu'avec ce film, Terrence Malick faisait son 2001 à lui. Certes, il y a des similitudes dans les thèmes abordés et il est vrai que son cinéma s'apparente de très près à celui de Kubrick. Sa précision au niveau de l'image, des cadrages font que le film regorge de petites merveilles de mise en scène. 

 

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Pour nous narrer l'origine du drame qui touche cette famille (le décès d'un des frères), le réalisateur revient directement aux origines de la vie, à la création de la vie, de la Terre. Terrence Malick est un cinéaste proche de la nature, du moindre élément vital. Sa manière de filmer les magmas en fusion, la création de la planète, de la moindre particule de vie renvoie directement Yann-Arthus Bertrand au vestiaire des vidéastes du dimanche. En choisissant de remonter le temps si loin, le cinéaste replace ses personnages, les spectateurs dans l'infiniment grand. Le micro face au macro. 

 

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Le film est extrêmement spirituel et méta-physique. L'origine du mal, de la colère, de l'aigreur ne vient pas du corps, mais de l'esprit. Malick ne filme pas des corps, mais des esprits en devenir. Comment le fait de conditionner une jeune pensée peut influer sur sa façon de vivre. C'est une démarche audacieuse que de choisir cet angle d'attaque, mais c'est avec brio que Malick transforme l'essai. Que dire également des acteurs (Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain) qui portent le film à bout de bras jusqu'à le porter à des somments de cinéma.

 

Certes, le film peut en rebuter plus d'un notamment lors de ce fameux flashback qui dure preque une quinzaine de minutes. Faire du cinéma, c'est créer de la matière, oser des choses que l'on ne voit pas ailleurs. Oser quitter ses personnages et ensuite nous réintroduire dans le récit est tout simplement magnifique. 

 

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GOT

 


Publié dans Cinema

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