Instant de cinéma - Target - Un film de Kendy Ty

Publié le par GeeKonTunes

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Je peux vous dire que je l'attendais depuis un petit bout de temps celui-là. En effet, grâce à la magie de Twitter, j'ai eu l'occasion de suivre le travail artistique de Kendy Ty, jeune réalisateur doué comme c'est pas permis. Son dernier film en date s'intitulait The Grim Reaper. Deux mois plus tard, le revoilà avec un nouveau projet : The Target avec sa muse numérique : Salomé Lagresle. Le film raconte l'histoire d'un tueur à gage qui va devoir éxecuter un contrat. Cependant, rien ne va réellement se passer comme prévu...

 

Deux mois, c'est le temps qui lui aura été nécessaire pour tourner, monter et attendre que la musique soit crée (c'est Vitaliy Zavadskyy qui est aux commandes). Rentrons dans le vif du sujet. The Target est différent de The Grim Reaper non pas de par son aspect visuel (l'image est extrêmement travaillée et le rendu est tout simplement saisissant), mais plutôt du point de vue de la narration. Nous ne sommes plus dans un entremêlement de couches temporelles. Certes, il y a au début une sorte de flash-forward qui nous briefe rapidement sur la situation, puis un flash-back, mais ça s'arrête là. Nous vivons ensuite au temps présent, de la pure présence. 

 

Ce film est également marqué par un montage très actif. L'image est sans cesse découpée, remaniée puis réinterprétée. Kendy Ty parvient à créer son film à l'aide de deux types de montage. Le premier est comme épileptique à la manière d'un Tarantino par exemple. Le second rejoint plus l'idéologie d'un cinéma russe des années 20 avec les gros plans sur le visage qui viennent justifier une émotion particulière. Je pense notamment aux quelques gros plans sur le personnage féminin qui sont certes, des coupes très brèves, mais qui servent continuellement le récit. 

 

Le film est également nourrit par quelques facilités du genre, comme le tueur qui observe son futur contrat en buvant une gorgée d'alcool ou lorsqu'il brûle la photo. Ces derniers ne sont pas uniquement imposés dans la narration. Le réalisateur les remanie et les détourne pour pouvoir faire avancer son récit. Grâce à ce montage très cut, ces mêmes éléments se retrouvent totalement remis à plat et deviennent, par la même occasion, des purs objets de mise en scène. 

 

Encore une fois, c'est un réel plaisir de découvrir un film d'une telle qualité avec une narration simple, mais parfaitement coordoonée. En plus, Salomé n'a pas eu à sacrifier une belle robe cette fois-ci. Que demander de plus? 

 

GOT

 

 

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