Sortie DVD - Ça commence par la fin

Publié le par GeekonTunes

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Alors que l'hiver s'estompe peu à peu et que la douceur commence à revenir dans les foyers, nous avons eu l'occasion de mettre la main sur le DVD du film de Michaël Cohen, Ca commence par la fin. Sorti en mai dernier sur nos écrans avec en tête d'affiche, Emmanuelle Béart, retour sur un film qui a divisé les spectateurs l'année dernière. 

 

L'histoire est on ne peut plu simple. Un homme, une femme. Une rupture, des retrouvailles, l'amour, la haine, la discorde. 

 

Synopsis clair, net précis pour un film qui se veut largement plus complexe. Michaël Cohen (également acteur dans le film) adapte ici son propre livre. Controversé lors de sa sortie, il a réussi, néanmoins, à retranscrire de manière précise et détaillée la relation à l'autre d'un point de vue charnel et émotionnel. 

Le film débute par un long mouvement de grue démarrant du sol et attérissant dans un appartement parisien totalement neutre, comme dénué de toute vitalité. Dès le début de son film, Michaël Cohen nous laisse pénétrer dans l'intimité de l'être. Le montage du film est à l'image du corps, du moins de l'idée qu'en a le réalisateur, c'est-à-dire totalement déconstruit, décousu. Il joue sur la temporalité en n'hésitant pas à briser les codes de la temporalité. Entrecoupé de flashbacks nous narrant leur rencontre, nous voilà au milieu d'une rupture, mais également d'une d'une naissance corporel. Les deux corps ne formeront plus qu'un et les séparer deux corps ne sera pas chose aisée. 

 

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Michaël Cohen ne signe pas, avec ce film, un simple brouillon de pellicule, non il parvient à démontrer et à prouver que le corps, inclut dans une relation amoureuse, subit des dommages corporels irréversibles. Quand il lui demande : "Dis-moi que tu ne m'aimes plus !", elle lui répond : "Je ne t'aime plus", c'est ainsi qu'il rétorque : "en face je te dis". Le corps a besoin de porter les stigmates de la souffrance pour pouvoir évoluer et muter. Les scènes de relations sexuelles sont intenses certes, mais à l'image de l'acte en lui-même c'est-à-dire dure, sec et corporellement destructeur.

Du point de vue de l'image, rien à dire. La copie est prore. La lumière s'adapte à l'évolution des personnages. Tantôt sombre, tantôt éclairé. 

 

Niveau bonus, nous avons un entretien avec le réalisateur et Emmanuelle Béart. Un brin de making-of aurait permis de compléter un peu plus précisément nos propos et de mieux saisir leur relation au corps. 

 

Quoiqu'on puisse en dire, ce film reste et restera comme un film majeur de l'année 2010. 

 

Distributeur : ARP Sélection

 

 

Note : 4/5

 

GOT

 


Publié dans Cinema

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