True Grit - Tout se paie un jour

Publié le par GeeKonTunes

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Petite séance de rattrapge cet après-midi. Cela faisait bien longtemps que je souhaitais le voir. A la base, je considère le cinéma des frères Cohen inégal. Alors que j'adule leur No country for old men, je suis particulièrement agacé par Burn After Reading. Mais, voilà, je suis curieux de tout et c'est pourquoi je me suis jeté à corps perdu sur True Grit. Récit d'une belle découverte. 

 

Le pitch de départ est simple. Une jeune fille, Mattie Ross, quatorze ans vient de perdre son père. Il vient de se faire lâchement assasiné par Tom Chaney. Désormais, elle n'aura qu'un seul objectif : le retrouver mort ou vif. Pour mener à bien sa tâche, elle décide de faire appel à Rooster Cogburn, un US Marshal alcoolique et aigri. Leur chevauché croisera celle de LaBoeuf, un Texas Ranger, qui le recherche également pour un autre crime. Les trois comparses vont arpenter l'ouest américain en apprenant un peu plus sur la vie et l'autre. 

 

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Autant avouer deux choses. Je n'ai pas lu l'oeuvre originale signée Charles Portis et je n'ai pas vu la première adaptation cinématographique signée Henry Hathaway avec John Wayne sorti en 1970.

J'ai donc découvert ce film avec un regard totalement vierge avec aucun outil de comparaison. Lors de sa sortie, j'ai pu lire certaines critiques qui comparait True Grit à Impitoyable de Eastwood. Certes, l'idée de départ est semblable, mais le premier n'a pas la douceur du second. Les frères Coen ont inculqué une sorte d'âpreté et de dureté. Les personnages sont marqués par la vie. Mattie par la mort de son père, Cogburn par la fuite de sa femme et de son fils. Chaque geste, chaque mouvement a une répercussion.

Comme le souligne la jeune héroïne au début du film : tout se paie un jour ou l'autre. Rien n'est gratuit. Leur mise en scène n'est pas contemplative, mais plus dans la captation d'un passage. Celui des épreuves de la vie. Les scènes sont par moment difficiles, mais c'est aussi ça l'Ouest américain au début du XXème siècle. La différence avec Clint Eastwood se situe également dans le traitement des destins des personnages. Certes Chaney finit par tomber sous les balles de Mattie, mais cette dernière perd sa main suite à une morsure de serpent. Cogburn termine sa vie dans une sorte de cirque ambulant et LaBoeuf disparaît complètement du récit. Chez Eastwood, nous aurions vu Cogburn mourir sous les balles de Chaney et Mattie les auraient tous enterrés. 

 

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Le récit est rondement mené, on ne s'ennuie pas une seule seconde. La jeune actrice Haille Steinfield (premier film !) est tout simplement impeccable. Jeff Bridges offre une composition assez remarquable. Un peu à la manière d'un John Wayne vieillissant, sa prestation restera des les anales de l'Oust. Matt Damon n'est pas mal non plus dans son genre, même s'il est moins présent. A noter également, la musique signée Carter Burwell qui met inculque aux images une couche d'apêté supplémentaire. Je n'avais qu'une envie après avoir vu ce film : prendre mon cheval et découvrir l'univers. Une vraie balade cinématographique.

 

True Grit est une bonne surprise et figurera certainement dans le Top 10 de l'année. 

 

Note : 4/5

 

GOT

 

 

Publié dans Cinema

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