Vu en avant-première - Tous les soleils

Publié le par GeeKonTunes

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Petit billet en exclusivité ce soir. En effet, j'ai eu l'occasion de voir lors d'une avant-première le nouveau film de Philippe Claudel, Tous les soleils avec Stefano Accorsi, Clotilde Courau et Anouk Aimée. Son premier film, Il y a longtemps que je t'aime, m'avait vraiment séduit avec Kristin Scott Thomas au sommet. Avec ce film, nous sommes dans un tout autre registre.

 

Le pitch? Alessandro, un père de famille veuf, élève sa jeune fille. Il enseigne la musique baroque à l'université. Il fait également la lecture à des petits vieux dans une maison de retraite sur son temps libre. Il vit avec son frère italien qui refuse de rentrer chez lui tant que Berlusconi est au pouvoir. Entourés de ses amis, tout ce joyeux petit monde vit à Strasbourg. 

 

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Vous l'aurez compris, c'est sous le signe de la comédie familiale que Philippe Claudel a basé son second long-métrage. Autant être honnête tout de suite et sans détour, le film n'est pas aussi réussi que le premier. La mise en scène est lourde et étire de manière systématique le récit. A l'intérieur de tout cela, les acteurs peinent pour mettre à profit tout leur talent. Stefano Accorsi est bon idem pour ce qui est de la jeune actrice Lisa Cipriani. Au fur et à mesure, le film s'enfonce dans une simplicité scénaristique et de mise en scène. L'oncle et la fille vont tenter de trouver une gentille amoureuse pour le héros et hop c'est parti pour explorer les sites de rencontres. Le principal soucis du film c'est qu'il ne fait pas participer le spectateur puisque le réalisateur lui donne, dès le début, toutes les clés, tous les ressorts dramatiques. De ce fait, nous avons l'impression d'être rabaisser à notre seul statut. 

 

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L'idylle avec le personnage de Clotilde Courau est prévisible au possible et on est à même de se demander comme il aurait pu faire autrement. Les personnages ne sont pas assez fouillés. Du début jusqu'à la fin, ils ne donnent pas l'impression d'avoir évolué et d'avoir compris quoique se soit. La fin du film est même totalement risible. Philippe Claudel se permet de faire réapparaître des personnages décédés sous un aspect fantomatique. Ce n'est pas compliqué, avec ce film j'ai eu l'impression d'être devant le cinéma de papa. Dommage.

 

Avec ce second long-métrage, Philippe Claudel ne transforme pas l'essai. A la fin du film, on ressent plus de la déception plutôt qu'autre chose. Pour être honnête à 100%, il y a de meilleure sortie ce jour là. Vous êtes avertis. 

 

Sortie du film : 30 septembre 2011

 

Note : 1/5

 

GOT

Publié dans Cinema

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